L’ubérisation est devenue le phénomène à suivre. Elle désigne ces startups qui balayent les modèles traditionnels de l’économie. Mais au final, que signifie le terme "ubérisation" ?
Publié le 13/10/2017

"Tout le monde commence à craindre de se faire Uberiser. C'est l'idée qu'on se réveille soudainement en découvrant que son activité historique a disparu... Les clients n'ont jamais été aussi désorientés ou inquiets au sujet de leur marque et de leur modèle économique" Maurice Lévy, PDG de Publicis.

A l’origine de ce terme d’ubérisation, il y a la société américaine Uber, lancée en 2009, qui propose via son application mobile les services d’un conducteur privé le temps d’un trajet.

Le concept de base est de mettre en relation, dans une même zone de proximité, des personnes ayant besoin d’effectuer un court trajet et des personnes prêtes à mettre à disposition leur temps et leur véhicule, contre rémunération.

Une révolution dans le monde du transport ! Ainsi les taxis qui avaient le monopole du transport privé, se sont vus concurrencés par une startup américaine qui a su répondre à une demande forte de leur clientèle.

La naissance d’un modèle économique

Le business model est né, mais c’est Maurice Lévy, le dirigeant de Publicis, qui fut le premier à employer le terme "ubériser", et ainsi lancer le concept d’ubérisation, repris à l’unanimité par la communauté.

En voici les caractéristiques : 

  • Plateforme de mise en relation prestataire / client
  • Mise en relation en ligne et immédiate
  • Paiement dématérialisé et sécurisé pour le client
  • Commission sur les services rendus 

Le business model a séduit et le concept aussi, d’autres startups se sont appuyées dessus, AirBnB, Blablacar...

Où en êtes-vous de votre digitalisation ?

  • Transition digitale

L’économie collaborative face aux modèles traditionnels

C’est une tendance issue de l’économie collaborative et du digital qui utilise le travail indépendant. La nouvelle démarche des consommateurs à privilégier ce mode de consommation résulte de l’expression d’un besoin sur le moment et le souhait d’y accéder pour un prix raisonnable. 

L’ubérisation remet en cause l’économie traditionnelle sur laquelle reposent des pans entiers de secteurs d’activité. Les acteurs qui suivent le modèle traditionnel, voient leur activité bousculée par l’arrivée de ces services novateurs à bas prix. 

Mais ces services ubérisés, ne sont pas toujours soumis aux mêmes règles que les services traditionnels : une plateforme collaborative en ligne, un réseau de prestataires et d’utilisateurs non-professionnels…

Les règles fiscales applicables ne sont pas forcément les mêmes que pour une entreprise traditionnelle, ce qui crée des tensions. 

Les taxis, par exemple, sont confrontés à la venue de nouveaux concurrents sur le marché du transport, qui ne sont pas soumis aux mêmes règles qu’eux (achat de la licence de taxi, impôts…).

Pour répondre à la grogne des entreprises, certaines villes ont pris la décision de réglementer les services liés à l’ubérisation : la ville de New York a mis en place une nouvelle législation, prévoyant une amende de 7 500 $ pour les particuliers louant leur logement pour une durée de moins de 30 jours, Berlin a interdit de louer son logement.

Dans un environnement toujours plus concurrentiel, avec des consommateurs à l’affût de prix toujours plus abordables, des startups toujours plus innovantes et le digital au centre des comportements, l’ubérisation à de beaux jours devant elle.

Reste aux politiques à trouver un moyen d’encadrer cette pratique et aux acteurs traditionnels à s’adapter ou disparaître.

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